Paris est-elle aussi sportive qu’elle le prétend ?

Le lampadaire sous lequel je coache parfois aux berges de Seine est cassé depuis plus de deux mois et j’ai contacté la ville de Paris via Twitter pour avoir plus d’informations. En parcourant leur fil, je suis tombé sur le post ci-dessous et ça m’a donné envie de donner mon avis via ce petit article.

 

Test

 

Est-ce que Paris est une ville sportive ? Est-ce qu’il est bon pour les parisiens d’accueillir les Jeux Olympiques ? Mais avant tout :

 

Qu’est-ce qu’une ville sportive ?

Je pense qu’il faut définir dans un premier temps ce qu’est une ville sportive. Pour certains, il pourrait s’agir d’avoir du sport spectacle, c’est à dire des équipes et athlètes professionnels qui offrent un niveau assez haut pour offrir un beau spectacle. Grâce aux investissements qataris (sic), nous avons connu un bond de niveau au football et au handball. Nous avons également la chance d’avoir une équipe de basket, rugby et de volley en première division.

J’imagine que l’offre doit être identique du côté des sports individuels, mais je pense que cela suffit à dire que Paris abrite beaucoup de sportifs de haut niveau et cela permet d’offrir un spectacle plutôt cool et un rayonnement sportif à Paris. Ceci sans oublier l’INSEP dans le bois de Vincennes.

Mais est-ce vraiment important ? Selon moi, non. Je n’en ai toujours eu rien à carrer d’avoir un sport d’élite développé quand la pratique sportive pour 99.99% des gens est délaissée ou du moins pourrait grandement être améliorée.

Je ne vais pas cracher ici sur le gouffre qui sépare la qualité de la pratique sportive entre le professionnel et l’amateur, de 1 parce que ce n’est pas le propos, de 2 parce que je ne suis probablement pas assez renseigné et que je n’ai pas une vision globale (mais à part quelques présidents/Secrétaires général d’association, qui l’a ?) et de 3 parce que je pourrais vite paraître amer :).

Par contre, en pensant rationnellement, il est hallucinant de constater qu’une microscopique part de la population bénéficie de meilleures conditions pour une pratique sportive par rapport à la majorité. C’est d’abord idiot car cela est injuste et doublement idiot car en permettant au plus grand nombre d’avoir accès à une pratique sportive de qualité et diversifiée, on augmenterait les chances de détecter des talents cachés.

Mais pourquoi est-ce que je me permets de dire que l’offre de la pratique sportive à Paris n’est pas au niveau? Car j’ai la chance d’avoir joué et de coacher en milieu associatif, de coacher régulièrement en extérieur et d’avoir fréquenté plusieurs salles de musculation à Paris.

Du coup je vous propose d’aborder les points suivants :

  1. Le sport en gymnase/milieu associatif
  2. Le sport en salle de musculation
  3. Le sport en extérieur

 

I. Le sport en gymnase/milieu associatif

AH. J’ai tellement de choses à dire sur ce sujet. Je vous propose de suivre une liste pour que cela soit facile à écrire pour moi et facile à lire pour vous.

  • Les choix d’architecture douteux

Sans déconner. Je pense que 95% des gymnases parisiens sont conçus par des mecs n’ayant jamais un pied dans un gymnase et encore moins ayant joué dans une association. En vrac :

– Le vestiaire en pente par rapport à la douche et donc une inondation qui se fait immanquablement à chaque douche.

– Des terrains trop petits pour la pratique du handball et probablement pour d’autres sports. Un terrain de handball doit faire 40 mètres de longueur sur 20 de largeur. La plupart des terrains parisiens font 38*18 et sont en réalité beaucoup plus petits à mon avis. Ces quelques mètres changent complètement l’activité. D’ailleurs, il est dingue de voir que les nouveaux gymnases continuent à proposer des terrains trop petits quand on sait que la Fédération de Handball a mis des normes à 40*20 pour toutes les classes de terrain (http://www.ff-handball.org/pratiquer/le-handball/le-materiel/classification.html)

– Une nouvelle mode dans la conception de gymnases consiste à les construire de façon à ce que l’on soit obligé de rentrer sur le terrain via le vestiaire et à devoir verrouiller les vestiaires de l’intérieur. Il en résulte que certains gardiens refusent de donner les clefs car « vous remarquerez si un mec va rentrer dans votre vestiaire ». Il en résulte également que comme de par hasard, ces gymnases ont moins de vestiaires…parfois seulement deux. Je vous laisse imaginer le plaisir de se changer dans les couloirs lorsque les vestiaires sont déjà occupés par les deux équipes jouant avant vous.

– Tous les gymnases n’ont pas de panneau des scores…allez voir un match sans panneau de score, vous verrez à quel point c’est pénible.

– Tous les gymnases n’ont pas de gradins. Certains nouveaux sont encore construits sans gradins avec des murs à 1 mètre des touches. Curieusement, les parents, compagnons et amis ont moyennement envie de passer 70 minutes debout contre un mur ou assis par terre dans un mètre carré. Pour le sport tisseur de lien social, on repassera.

– Des vestiaires partageant la même douche. C’est idéal lorsque vous voulez tisser des liens avec l’adversaire.

– Des murs avec des motifs derrière les buts. Ça paraît con mais ça peut perturber la perception.

– Des aérations au niveau du torse. Vous jouez à l’aile et vous finissez l’entraînement avec une pneumonie.

– Des gymnases surplombés par des baies vitrés. L’idéal en été quand le soleil tape dessus. Au lieu d’une pneumonie, vous finissez cramé au bout de trois allers-retours.

 

  • Les gymnases en décrépitude

Malheureusement, beaucoup de gymnases sont vite dégradés à cause de mauvais choix de conception initiaux et à un manque d’entretien. Manque d’entretien souvent causé par le manque de moyens donné aux gardiens et par une démotivation qui peut les toucher. Heureusement, certains restent motivés comme ceux du gymnase de Barbès (Big Up les gars !).

– Les prises qui arrêtent de marcher, rendant la prise du score avec la table de marque très difficiles.

– Les lampes qui prennent un an pour être réparé car il faut faire une demande d’emprunt d’échafaudage à un autre arrondissement (véridique).

– Les trous dans le toit qui ont pour conséquence des fuites sur le terrain dès qu’il pleut, le rendant impraticable.

– Les douches qui ne marchent plus depuis plusieurs années. Les douches qui n’ont plus d’eau chaude.

– Des plaques de condensation qui se forment sur le terrain.

Un pied de table tordu, des chaises sans dossier. Bienvenue dans les gymnases parisiens 🙂

 

 

  • La guerre des créneaux

Il faut savoir qu’il existe une GUERRE pour avoir des créneaux de gymnase à Paris, les membres des bureaux doivent être présents partout, se faire un réseau, aller à des réunions interminables pour montrer qu’ils existent et qu’ils sont sympas…et tout cela de manière bénévole. A noter que la mairie de Paris a fait un effort dernièrement en ouvrant des créneaux nocturnes (après 22h). Néanmoins, il est dommage qu’obtenir des créneaux soit aussi difficile, que cela soit dans une optique d’expansion ou de création de club.

  • Bénévolat

Tiens, tant qu’on en parle. Il est juste dingue que l’on considère encore normal que le sport associatif doive marcher grâce au bénévolat. Paris ne pourra jamais se considérer comme une ville sportive tant qu’on considérera normal qu’une partie de la population doive sacrifier une partie de son temps pour faire fonctionner l’offre sportive sans contrepartie autre que spirituelle et sociale. Mais il s’agit davantage d’un problème national que parisien.

  • Implosion

Egalement dans la continuité de l’optique d’expansion, il est intéressant de noter que beaucoup de clubs parisiens dans le milieu du handball connaissent une expansion du nombre de leurs licenciés. Le succès des Bleu(e)s ces dernières années ont motivé beaucoup de handballeurs à se remettre au handball et de jeunes à commencer. Malheureusement, nous sommes tous limités et au bord de l’implosion car en équilibre précaire.

Nous sommes limités en termes de créneaux et de bénévoles, les deux mamelles de toute association sportive à mon avis.

  • Injustice et mixité sociale

Les créneaux des associations sportives sont injustes pour une partie de la population car elles souvent aux mêmes heures. Le soir entre 20h et 22h pour les adultes, 17h-20h pour les jeunes en semaine ou les samedi matin. Les matchs sont les week-ends généralement.

Ça semble logique mais cela exclut malheureusement une partie de la population qui ne partage pas ces horaires de travail « classiques ». Par exemple, dans mon club de handball, vu que nous sommes en permanence plein au niveau des effectifs, nous sommes obligés de sélectionner. Nous sélectionnons donc par le niveau, ce qui est une première injustice mais une cruelle nécessité pour que le niveau général n’en souffre pas (croyez-moi, mélangez 2-3 débutants à des joueurs confirmés et personne ne va s’amuser). De plus, nous sélectionnons par la motivation, ce qui correspond à la promesse du joueur d’être présent aux entraînements. Or, cela élimine d’office des joueurs aux horaires de travail décalés. C’est triste mais nous sommes obligés de choisir des critères de sélection pour que le club n’implose pas.

  • Travaux, Sentinelle et Grand froid

Enfin, nous perdons malheureusement régulièrement un ou deux mois d’entraînement par an à cause de travaux divers ou du Plan grand froid. Certes, si les travaux permettent d’avoir des gymnases plus agréables, je suis absolument pour. Mais malheureusement, ils sont très fréquents et nous n’avons jamais de proposition de secours.

Secundo, le Plan grand froid consiste à mobiliser les gymnases pour héberger des sans-abris ou des personnes en difficulté pendant l’hiver. Je sors certainement de mes compétences de coach sur ce sujet mais je trouve ça dingue que l’on doive mobiliser des gymnases pour héberger des gens en difficulté. Je parais certainement dur en avançant ces propos ou peut-être égoïste mais je ne comprends pas comment ce genre de mesure peut se renouveler d’année en année, sans que l’on réfléchisse à de meilleures solutions sur le long-terme et tout au long de l’année. Je trouve que ces personnes en nécessité méritent mieux et que nous méritons d’avoir un espace où pratiquer notre sport.

Enfin, le point Sentinelle est plus pour l’anecdote. Un vestiaire d’un de nos gymnases a été occupé pendant près de deux ans par un contingent de militaires.

 

II. Le sport en salle de musculation

L’activité en salle de musculation représente une des options majeures pour pratiquer une activité sportive. Malheureusement, elles comportent pas mal de défauts qui sont vraiment dommages à mon sens vu qu’il s’agit d’un des seuls choix possibles.

  • Le business model douteux

A Paris, ou bien vous êtes assez aisé pour vous payer un abonnement à une salle de luxe (l’Usine, 50 Foch…) ou bien vous allez dans une salle low cost. Bon ok, c’est grossier. Des salles sont un peu entre les deux mais ça résume un peu l’offre parisienne.

Dans le premier cas, vous payez pour avoir de l’espace et un confort de pratique. Dans le second, vous subirez une présence de masse aux heures de pointe. Sauf que cela concerne malheureusement la majorité des usagers. C’est assez insupportable de devoir tourner sur les machines, de devoir faire son entraînement selon la présence des gens aux différents ateliers et non en fonction de son plan d’entraînement.

S’en suit une rapide démotivation que tous les briscards des salles de musculation ont pu observer : des pics de présence en janvier, mai et septembre. Autour de ces mois, tout ne va qu’être fluctuation.

Le point dérangeant dans tout cela est que cette démotivation est espérée et comptée dans le business model des salles de sport, ceci afin d’éviter l’implosion.

C’est le défaut principal des salles de musculation qui vendent un service en espérant que les clients ne l’utiliseront pas. Comment peut-on penser à ce moment-là que les salles veulent offrir le meilleur d’elles-mêmes quand elles espèrent que les clients ne viendront pas ? Ah oui, elles ne le font pas.

  • L’ère de l’ignorance où l’on privilégie les machines

Beaucoup de salles de musculation privilégient les machines guidées et les machines cardios. Elles nécessitent peu d’apprentissage et peuvent donc être utilisées sans encadrement. Encadrement qui coûte cher si on reste toujours dans cette optique de rentabilité.

Il en résulte que le novice n’a accès principalement qu’à une portion de l’offre. 90% des salles proposeront des salles cardios et des machines guidées. Les cages à squat demeurent rares et il y aura rarement un accès à des kettlebells, des battle ropes, des sangles de suspension, des élastiques…

Et quand elles le feront, ça sera souvent timide et mal entretenu.

Néanmoins, il y a du changement à ce niveau étant donné que le cross-training et le crossfit rendent bien sur les réseaux sociaux et que les salles sont toujours à la recherche d’arguments pour attirer des clients.

  • La présence féminine et la peur du novice

Le dernier problème majeur concernant les salles de musculation concerne cette intimidation que l’on ressent lorsque l’on pénètre pour la première fois dans une salle de musculation. On se sent plus petit, moins musclé, maladroit et mal à l’aise. Les femmes ont ce sentiment décuplé car il y a souvent une majorité d’hommes. Il existe un problème de mise en confiance des novices dans les salles de musculation.

C’est comme cela que des chaînes comme Planet Fitness aux Etats-Unis ont vu le jour. Ce sont des chaînes qui chassent les pratiquants avertis en les empêchant de grogner, de mettre des marcels et en fournissant des pizzas et des donuts aux clients.

Une version française  plus light a vu le jour il y a une douzaine d’années en France sous le nom de Keep Cool. Elle base également son marketing sur la peur du novice. Elle a ainsi produit des clips vidéos où un bodybuilder stéréotypé se conduit de manière stupide avant de conclure qu’ils n’auront jamais ce genre d’énergumène dans leur salle.

Bref, même si ce n’est pas un problème exclusivement parisien, les salles de musculation ont encore du travail à faire pour inclure la population féminine et les débutants.

 

III. Sport en extérieur

Hautement pratiqué à Paris étant donné la difficulté de trouver un local à un prix décent et la volonté des parisiens de respirer un peu, le sport en extérieur est la dernière alternative que nous verrons dans cet article. Il peut se pratiquer dans les espaces dédiés au workout, sur les berges de Seine ou dans les parcs parisiens. Il existe, j’en suis sûr plein d’autres endroits cachés dans Paris qui permettent de s’entraîner également.

  • Illégal mais toléré

C’est le premier gros problème de l’entraînement encadré en extérieur. Il est normalement illégal car il est interdit d’utiliser l’espace public pour son profit personnel sans autorisation de la mairie. Mais nous ne sommes jamais contrôlés.

C’est donc illégal mais complètement toléré. Quel est le problème demandez-vous ?

Le problème est que cela est toléré et du coup, non encouragé: les infrastructures et l’espace urbain ne sont pas pensés pour encourager cette pratique comme nous allons le voir. De plus, ça implique que n’importe qui peut donner un cours.

  • Les parcs ferment tôt

Si vous avez des enfants et aimez les emmener dans des parcs parisiens, vous vous êtes sans doute déjà rendu compte de ce problème. Pendant la moitié de l’année, beaucoup de parcs ferment officiellement à 18h et officieusement plus tôt car les gardiens ont souvent à charge de fermer plusieurs parcs. Je comprends alors parfaitement qu’ils commencent à fermer tôt un premier parc pour pouvoir finir de fermer le dernier à son heure de débauche. N’importe qui ferait pareil.

Bref, cela donne des parcs impratiquables pour s’exercer car les horaires sont restreints.

Il existe des parcs ouverts 24h/24h mais ils sont malheureusement rares et souvent abandonnés par la mairie de Paris. Ils sont alors souvent dans un triste état.

  • Absence totale de fixations

Je fais souvent référence aux « fixations » dans mes articles mais leur définition ne va pas de soit. Il s’agit de points d’ancrage solides qui ne risquent pas de casser. On utilise souvent des bancs, des lampadaires, des barrières…

Les fixations suprêmes seraient des espaliers métalliques fixés dans le sol comme on peut en trouver sur l’île aux cygnes. Alors que l’entraînement en extérieur se démocratise, il se développe également. Les utilisateurs ne veulent plus s’entraîner seulement au poids du corps. ils veulent pouvoir utiliser également des élastiques et des sangles de suspension qui sont facilement transportables mais qui nécessitent des fixations pour être bien utilisés.

La ville de Paris doit donc répondre à ces attentes en installant un peu partout des points de fixation. Cela coûtera une broutille et sera super efficace.

  • Les espaces de street-workout

Ces derniers posent problème à différents niveaux :

premièrement, bien que ces espaces se soient multipliés grâce à l’initiative de la ville, ils restent trop peu nombreux. Ils sont blindés aux heures de pointe quand l’été arrive.

Deuxièmement, certains de ces espaces sont l’objet d’offres publiques. Malheureusement, certaines de ces offres sont remportées par des machines….intéressantes. Il s’agit par exemple de ces machines à air comprimé installées sur le trottoir entre les routes entre Alexandre Dumas et Ménilmontant. L’idée est excellente mais l’exécution l’est moins. Ces machines font plus office de gadget qu’autre chose. La résistance est trop forte ou trop faible. Le fait d’avoir de la résistance sur l’aller-retour n’est pas franchement efficace en terme d’objectifs en plus d’être désagréable.

 

Un exemple d’une installation à Alexandre Dumas

Bref, je trouve que ça a été beaucoup de complications là où de simples barres de fixation et de gymnastique auraient été davantage utilisées en plus de proposer une meilleure alternative. D’ailleurs, à chaque fois que je passe à la station Philippe Auguste, l’atelier squatté est toujours celui qui comporte les barres à dips et à tractions.

De plus, j’ai toujours un doute sur l’emplacement de ces ateliers. Ils sont placés en plein milieu de la route. Il faut avoir une sacrée confiance en soi pour aller faire du sport au milieu des immeubles, aux yeux de tous.

Troisièmement, ces espaces de street-workout, au même titre des salles de musculation, souffrent souvent d’un manque de présence féminine.

 

IV. Conclusion

Je trouve personnellement que Paris n’est pas la ville sportive qu’elle prétend être. Etre une ville sportive implique que ses habitants le soient, et non une portion élitiste. Actuellement, comme je l’ai argumenté à travers mes trois axes, les conditions de pratique sportive ne sont pas au rendez-vous pour que les parisien(ne)s puissent pratiquer dans un cadre de qualité, facilement, à moindre coût et à n’importe quelle heure.

Néanmoins, espérons que les 43 mesures présentés par la Mairie de Paris aillent dans le bon sens pour rendre notre ville légitime des Jeux Olympiques et que ces derniers ne soient pas seulement un prétexte financier et glorifiant.

 

comments (3)

  1. Alexis Thirouin

    Très intéressant ! je partage le constat que Paris ne se donne pas les moyens d’être une ville sportive. Ça serait intéressant de savoir si les parisiens font, en moyenne, plus ou moins de sport que dans les autres grandes capitales mondiales ou villes française, je ne sais pas si ces statistiques existent… Et pour prolonger le sujet, il me semble qu’il y a deux autres moyens de faire du sport, qui en plus se développent pas mal : - Le footing, que la plupart pratique de manière indépendante ou avec des groupes sponsorisées par des marques et qui subit un peu les mêmes contraintes sur les horaires d’ouverture - La pratique de sport de manière indépendante, mais en louant le terrain : tennis (la ville de Paris propose pas mal de terrains je crois), piscine, foot (beaucoup de terrains d’uban qui cartonnent, oui nous sommes prêts à aller à 1h de chez soi, payer 10€ de l’heure pour jouer au foot), peut-être d’autres. Le prix, la localisation créent clairement une sélection, mais le succès de ce genre d'initiative illustre assez bien le manque d’infrastructures publiques ou accessibles !

    1. Alexandre Jaafari

      Très bon commentaire :). Du coup, j'ai regardé hier soir si des statistiques et après une recherche rapide, je ne suis tombé que sur des tops. Ca vaudrait le coup de creuser. Mais même dans ces tops, il n'y avait jamais de ville française. Après si ça se fait au doigt mouillé, quelle crédibilité ont ces tops ? Sinon, effectivement, j'ai complètement zappé le footing et les terrains privés. Je me suis axé sur ce que je connais mais j'aurais dû les mentionner. Concernant le footing, ce que je trouve dingue c'est l'ampleur que certaines courses ont prise avec des dossards vendus à des prix déments. Quant aux terrains privés, c'est assez ouf oui. Mais ce qui est flippant, c'est qu'on arrivera peut-être à une privatisation des gymnases. En tout cas, merci pour ton commentaire, ça m'a bien fait réfléchir !

  2. Les fixations

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